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La Cintiq 12 WX de Wacom

Voici un article posté il y a deux ans, sur la Cintiq 12″ qui venait de sortir. Je republie cet article sur mon blog, bien qu’il soit toujours présent sur Polyloop.net

Ayant l’occasion d’avoir une Cintiq 12″ entre les mains, j’en profite pour en faire un petit article, agrémenté de quelques photos et d’une vidéo, qui vous permettront d’avoir un avis sur cette ardoise -magique- des temps modernes.


Quel beau matériel !

La vidéo :

Remarque : Désolé, caméscope DV et pas HD…

Le contexte
Comme tout graphiste normalement constitué, je passe beaucoup de temps sur des logiciels graphiques, que ce soit Photoshop, Zbrush, Modo, Hexagon, Art Rage etc, et en conséquence, la tablette graphique est mon outil de tous les jours… Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de tablettes graphiques, il s’agit d’un périphérique qui se substitue à la souris, et apporte beaucoup de précision au travail graphique, avec au passage un support de la pression, inclinaison et rotation. Le but est de simuler un travail fait traditionnellement avec des crayons et autres outils et retrouver ainsi des sensations manuelles et toute votre dextérité sur ce support numérique.

Lors de mes activités professionnelles, j’ai eu l’occasion de travailler sur des Cintiq 21″. Ceux qui ne connaissent pas ce type de tablette graphique, il s’agit « simplement » d’une tablette avec un écran intégré -attention, ce n’est pas un ordinateur- offrant alors une impression de travail sur une table à dessin. Pour en revenir à mes expériences, j’ai toujours apprécié la Cintiq 21″, mais plusieurs barrières se dressaient devant moi pour s’orienter vers un achat : le prix, 2490 euros HT, mais environ 5000 euros HT il n’y a pas si longtemps, la taille qui ne correspondait pas à la place disponible sur mon bureau, et l’impossibilité de la prendre facilement avec moi lors de mes nombreux déplacements. Car détail non négligeable, la Cintiq 21 est basée sur un moniteur LCD de 21″…
Autour de moi, de nombreuses personnes se sont plaintes des mêmes points. Il faut croire que Wacom nous à tous entendu en sortant cette Cintiq 12 WX, au format 12″ 16/10 (ou « wide »), facilement transportable et répondant au besoin d’une grande partie des graphistes.


La Cintiq 12″ avec le bureau du Macbook Pro sur laquelle elle est branchée.

L’article, complément de la vidéo est fort long, retrouvez le dans la suite de ce billet !

Le matériel et le contenu de la boîte
Première impression avant même d’ouvrir la boîte, on sent que Wacom à eu une inspiration très Apple « like ». Le carton m’a tout de suite fait penser au carton de mon MacBookPro : tout de noir vêtu, logo discret, bonne qualité des matières, bref, avant même d’ouvrir la boîte, l’impression est déjà bonne. Au passage, les packagings des tablettes de la gamme Bamboo m’ont aussi donné cette impression.

L’ouverture du paquet renforce le travail de finition, on a envie de garder le carton pour plus tard !


Jolie boite, mais encore plus joli contenu !

Une fois le tout déballé, on se retrouve avec plusieurs éléments :
  • Une Cintiq
  • Une boîte avec un stylet, plusieurs mines et un support
  • Une pince à mine (note, oubliez la, les dents sont de bien meilleurs outils pour changer les mines…)
  • Une boîtier vidéo
  • Une alimentation
  • Des câbles vidéos & USB
  • Un adaptateur VGA/DVI
  • Une documentation
  • Un CD d’installation

L’installation se fait sans difficulté, les branchements sont effectués en 15 secondes.

Ci-dessous, la Cintiq elle-même. Pour ceux qui connaissent les Intuos (3 en particulier), on retrouve ce qui à fait la force de ces tablettes : les ExpressKeys et les TouchStrips. Les premières sont des boutons configurables, auxquels ont peut assigner des fonctions ou raccourcis claviers, tandis que les secondes sont des zones tactiles, permettant par défaut d’effectuer un défilement ou un zoom.
Petite nouveauté sur cette Cintiq 12, un nouveau bouton supplémentaire sur le dessus, offrant la possibilité de basculer entre les écrans, dans le cas de configuration en dual screen.

Sinon, l’aspect global ressemble beaucoup à une Intuos 3, sauf au dos ou se trouve un pied escamotable, visible sur la toute première photo de cet article. Celui-ci est pratique, mais un autre système d’ouverture aurait été plus approprié.


Sur la gauche, le touchStrip et sur la droite, les ExpressKeys. En haut les deux voyants, de mise sous tension et de contact du stylet.

Le boîtier vidéo constitue quant à lui une surprise, autant positive que négative : la tablette n’est connecté que par un fil à ce boitier externe qui regroupe les paramètres de réglage vidéo, mais aussi toute la connectique : alimentation, USB et DVI qui arrivent dans ce boîtier pour ne repartir que sous la forme d’un unique câble. Cela permet d’avoir une tablette facilement manipulables entre le bureau et les genoux. Par contre, entre ce boîtier et le reste, que de câbles !
Il aurait été plus judicieux de n’avoir qu’un boîtier pour l’alimentation et la vidéo, même plus gros, de façon à avoir un câble en moins. Ensuite, regrouper le DVI et l’USB même à l’aide d’une sorte d’élastique (notez le « truc » que je vous donne !) arrangerait beaucoup de chose. J’espère que ce défaut sera vite corrigé.
En contre-partie, c’est le prix à payer pour avoir une tablette légère et à faible encombrement, et c’est peu cher payé une fois le tout installé.

Le boîtier vidéo de face avec en haut les boutons de réglage et en face, le connecteur pour le câble de la tablette.


Le boîtier vidéo vu de face et de gauche à droite, l’alimentation, l’USB et le DVI


Le connecteur de la tablette – alimentation, DVI et USB, tout passe dedans !

Le pilote logiciel et l’environnement informatique
Comme tout matériel spécifique, un pilote logiciel est nécessaire pour prendre en charge toutes les fonctionnalités de la tablette. Avant d’aller plus loin, si vous possédez une tablette Intuos, vous pouvez passer au chapitre suivant, car mis à part la calibration de la tablette – permettant de synchroniser la pointe du stylet avec le curseur système – il n’y a aucune différence avec votre tablette.

Revenons au pilote et ses nombreuses fonctionnalités. Comme indiqué ci-dessus, les similitudes avec les Intuos sont frappantes… car le pilote est le même. Dans bien des cas, cela s’avère très pratique, surtout si vous possédez une Intuos et une Cintiq. Au menu des fonctionnalités, la configuration de la tablette et de ses boutons, et le paramétrage du ou des stylets.

En parlant des stylets, il est important de savoir qu’ils ont tous un identifiant unique, qui leur permet d’avoir des réglages différents les uns les autres. Sur la capture ci-dessous, on constate que dans la section « Outil », deux stylets sont listés, appelés respectivement « cintiq » et « intuos », avec en bas de la fenêtre, les paramètres de sensibilité du stylet à l’inclinaison, de la gestion de la pression de la pointe et de la gomme. Même si aucune capture ne le montre, il est même possible de faire appel à un éditeur de courbe pour ajuster la sensibilité de façon très précise.


Les paramètres du stylet courant, avec les actions à définir sur les boutons du stylet.

L’autre point très important concernant les pilotes est la faculté de définir les actions que l’on veut avoir sur les Touchstrips et Expresskeys, que ce soit un modificateur (ALT, CTRL, etc) ou des combinaisons clavier. Mais le système va plus loin en permettant une configuration spécifique à l’application souhaitée. Vous pouvez ainsi définir en fonction de vos habitudes, différents raccourcis pour Photoshop, Painter, ZBrush, etc.

Pour terminer sur les fonctions du pilote, le point spécifique à la Cintiq concerne la calibration, opération qui permet d’aligner le curseur du logiciel avec la pointe du stylet. Il est important de noter que cette étape est propre à chaque stylet, mais surtout à chaque utilisateur, car nous avons tous un œil « directeur » (le gauche pour moi) et cela peut influer sur cette synchronisation entre l’œil et la tablette.

Enfin, pour l’ordinateur et la tablette, sachez que les drivers sont disponibles pour Mac et PC (Vista compris), mais j’ai été confronté à quelques instabilités récemment sur la Cintiq 21″, m’obligeant à redémarrer l’ordinateur pour avoir accès au tableau de bord de la tablette. A l’heure actuelle, rien de tout ça sur la Cintiq 12″.
Autre souci, mais spécifique à Windows Vista, j’ai du désactiver le service des fonctions de Tablette PC, car certains logiciels (Manga Studio EX et Photoshop CS3) avaient tendance à faire un trait sur deux…

Pour l’ordinateur à proprement parler, n’importe quel PC et Mac ayant une sortie (ou double sortie) vidéo VGA ou DVI (conseillé) fera l’affaire.

Les applications
L’avantage d’une tablette est qu’elle marche avec tous les logiciels par défaut, et pas seulement ceux qui sont destinés au graphisme. L’utilisation du stylet peut s’avérer extrêmement rapide et pratique pour manipuler les dossiers, naviguer sur internet et bien plus. Le seul point qui peut poser problème est le double-clic qui n’est pas très évident à effectuer les premières fois. Il est tout de même possible d’attribuer cette action sur un des boutons du stylet (par défaut le bouton arrière) ou de la Cintiq elle-même.

Mais c’est au sein des logiciels graphiques que cette tablette prend toute sa puissance : grâce à la gestion de la pression, les traits dans Photoshop sont bien plus précis, les détourages se font de façon aisée et -rapide-. Au final, plus jamais vous ne reviendrais à la souris pour faire un détourage à la souris !

Autre avantage de la Cintiq (et de la gamme Intuos) est la gestion de l’inclinaison du stylet, qui permet avec des paramètres d’outils ou des outils dédiés, d’effectuer des effets intéressants, comme par exemple, définir l’étalement de peinture générée par un aérographe : plus le stylet est incliné, plus la peinture va s’étaler vers le côté opposé et récréer ainsi la sensation d’un vrai aérographe !

Si on passe à la 3D, des logiciels comme Zbrush, Silo, Modo, Hexagon, Mudbox, tirent parti de la tablette au maximum, avec leurs fonctions de sculpture virtuelles ou peintures 3D. Pouvoir modifier et peindre son objet directement sous le stylet apporte un plus incomparable par rapport à une tablette classique.

Personnellement, je n’imagine plus depuis longtemps effectuer des tâches graphiques sans tablettes. Utiliser tous ses logiciels avec une Cintiq apporte bien plus qu’un simple confort de travail : une réelle productivité, accrue par rapport à une tablette, mais j’y reviendrais plus bas.

Le petit point faible concernant les applications et la Cintiq 12″ sont en rapport à la taille de son écran et sa résolution : 1280×800. Dans bien des solutions graphiques, cela va être suffisant, il faudra juste organiser son espace de travail en conséquence, mais pour, certaines applications, Softimage XSI en l’occurrence, nécessitent une résolution minimale en hauteur de 1024 environ. Sans ça, le bas de l’interface n’est pas accessible, ce qui est vite problématique…

Ressenti à l’utilisation
Ma crainte lors de la première utilisation de cette Ciniq 12″ fut de se sentir à l’étroit, sachant que j’ai passé beaucoup de temps sur sa grande sœur, la Cintiq 21″. En fait, il n’en est rien, car ce format permet une autre utilisation qui est impossible avec la 21. On peut prendre la tablette sur les genoux, la tourner facilement, la passer en mode paysage, la manipuler en fait comme un gros bloc à dessin. Son poids permet une manipulation aisée et son pied nous de la poser face à soit.

Au niveau du « touché », il est clair que la surface est lisse et si on utilise les mines de bases, on se retrouve avec une impression de plastique contre plastique. Pour pallier à ça, il existe une mine surnommée « feutrine » ou FeltNibs pour son nom officiel, qui donnent un touché plus accrocheur, créant alors la sensation d’un contact avec une feuille. A titre d’information, je viens d’en commander 20 (sur le site de Wacom, pas celui-ci), car ces mines ont le défaut de s’user trop vite et vu que je n’utilise que celles-ci…
Une alternative est de mettre une feuille de papier entre le stylet et la tablette, mais malheureusement, sur une Cintiq, il devient en conséquence impossible… de voir l’image !

En parlant d’image justement, l’écran est très confortable, ni trop ni pas assez lumineux, le boîtier externe propose les réglages adéquats, que je n’ai pas encore eu trop le temps de pousser. Petit reproche toutefois, l’angle de vision de l’écran est assez faible, si un spectateur se place sur le côté, la luminosité perd en intensité rapidement.
Par-dessus l’écran LCD se trouve la zone de contact avec le stylet, et il faut avouer qu’elle semble résistante. Même une pression importante du doigt ne permet pas de toucher la surface du LCD, ce qui était possible avec les Cintiq 21″ de première génération (plus difficile avec la génération actuelle). Revers de la médaille, la distance stylet écran semble plus importante et créé un décalage inévitable entre la pointe et l’image affichée correspondante. Toutefois, on ne fait plus attention au décalage passé 5 min d’utilisation, à condition d’avoir effectué un bon calibrage.

Pour le côté tablette, il n’y a aucune différence avec une Intuos à l’usage, avec quand même le confort de l’écran en plus : c’est rapide, pas vraiment de ralentissement lors des tracés (pas plus qu’avec une souris), le stylet tient bien en main, a un poids correct, aucune sensation de chauffe malgré le LCD (et c’est agréable !), la détection de l’inclinaison et la rotation en plus de la pression, le support de toute la gamme de stylets Intuos 3, des boutons configurables à souhait, bref, que de la productivité et du plaisir en perspective !

En parlant de productivité, il y’a un point que je tiens à soulever : certain(e)s pourront poser la question de la justification de l’achat d’un tel matériel lorsque l’on possède déjà une Intuos et qu’on l’on y est habitué. La réponse est simple en ce qui me concerne : j’estime être de 15 à 20% plus rapide sur une Cintiq, car les traits que je fais sont comme je veux du premier coup, alors que sur une tablette classique, il m’arrive bien souvent d’annuler mon trait et de le recommencer, surtout lors d’angles prit par le poignet un peu tordus. Si on calcule sur un mois 15 à 20% de temps gagné, l’investissement est vite amorti !

Intuos ou Cintiq ?
Comme expliqué en fin de chapitre précédent, on peut se poser légitimement la question de l’intérêt d’un tel achat. La différence de prix entre les deux est non négligeable : une Cintiq 12″ coûte 900 euros TTC et une Intuos 4 M coute 300 euros TTC, soit près de trois fois moins cher, pour une surface de travail identique. Petite note, la photo ci-dessous montre une Intuos 3 A5 (standard et non wide) sur la Cintiq 12″ : surface proportionnellement identique (wide / non wide).


4-5 cm en largeur de différence entre l’Intuos A5 et la Cintiq 12″ (wide)

A l’usage, la grosse différence à l’usage entre les deux tablettes qui partagent la même technologie, réside en un point capital : sur l’intuos, on regarde à un autre endroit que la pointe du stylet et il faut en conséquence, faire une sorte de désynchronisation entre l’oeil et la main. Dans la pratique, ce n’est pas difficile, mais cela demande une période d’adaptation qui peut être plus ou moins longue.
Concernant la Cintiq, on retrouve le geste et le regard naturel, sans avoir cette désynchronisation, offrant alors un grand confort de travail. Le seul problème à l’opposé de l’Intuos est la présence de la main sur l’écran, qui va alors cacher une partie de l’image. Sur l’Intuos, seul le pointeur de la souris apparaît à l’écran de l’ordinateur et donc 100% de l’image visible.
Autre point à l’avantage de l’Intuos est qu’elle n’est pas dépendante de la résolution de l’écran, tandis que la Cintiq 12″ est délimitée par la résolution de la dalle LCD.Au final, le choix va se porter essentiellement sur vos finances et vos besoins. Si votre budget le permet, le passage à la Cintiq évitera un certain « inconfort » et gain de productivité, mais seulement vous, pouvez répondre à cette question !

Les points forts
Comme les sections de cet article l’ont montré auparavant, il y a beaucoup de points forts, peut être trop même, ils ne seront pas tous listés !

  • Un écran de bonne qualité : Comme indiqué plus haut, l’écran LCD est de bonne facture et propose de nombreux réglages. J’aimerais bien savoir qui est le constructeur de la dalle pour en savoir plus.
  • Traitement anti-reflets : la mode est maintenant aux dalles brillantes sur les écrans LCD (surtout de portable). Pour regarder un DVD dans le noir, c’est bien, mais dans un environnement de travail, c’est catastrophique (note: demandez à mon collègue Xavier qui se plie en deux pour voir ce qu’affiche son écran brillant…). Wacom n’a pas succombé à la tentation, et malgré un éclairage multi points, aucun souci de lisibilité, et ça, c’est plus qu’un plus !

Peu de reflets, malgré un angle de vue qui joue avec mon halogène !
  • Résistance de la protection à la pression : on peut appuyer comme un fou, on ne fait pas d’auréoles sur le LCD. Si on a pas les mains trop grasses et qu’on évite la pizza et le Coca, la protection n’est pas salissante et se nettoie facilement.
  • Poids ! Quelle légèreté ! A peine 2kg, ça se manipule sans souci et c’est transportable sans se démonter le dos, même si les câbles, le boîtier vidéo et l’alimentation viennent un peu alourdir le poids total.
  • Une épaisseur très faible ! Malgré le LCD et aux vu des premières photos, on aurait pu craindre à une épaisseur importante. Que nenni, à quelques millimètres près, la taille est la même entre la Cintiq et l’Intuos. Joli challenge relevé !

L’intuos A5 par-dessus la Cintiq 12″ : notez la très faible différence d’épaisseur entre les deux !

  • Options du Pilote : un tel matériel sans un Pilote de qualité pour la configurer aurait été dommage. Tout au contraire, il est configurable à souhaits, comme indiqué plus haut.
  • Prix abordable : peut être que ce point va être contesté, mais 990 euros HT pour un tel engin et ce que cela apporte, je trouve que le prix est bien positionné. Il est clair que cela n’est toutefois pas à la portée de toutes les bourses et il faut considérer ce matériel comme un investissement, à comparer avec l’achat d’un bon PC ou d’un Mac.
  • Choix des stylets et des mines : un point pas souvent abordé, mais il existe de nombreux accessoires pour les Intuos / Cintiq, tout comme les mines qui vont avec, et c’est un ajout au confort que procure la Cintiq. Contrairement à d’autres marques, il n’y a pas de piles dans les stylets.

Deux stylets, en premier plan celui de l’Intuos 3 avec une mine Feutrine et en second plan, le stylet de la Cintiq avec une mine de précision (sur ressort)

Les petits regrets de ce petit bonheur
En fait, il y en a très peu et sont plus pour trouver des défauts à cette tablette. J’ai abordé ces points au préalable, mais je les résume ici :

  • Trop de câbles. Même si entre le boitier vidéo et la tablette il n’y en a qu’un seul, entre ce premier et le reste, il y en a 3 plus une alimentation ! Attention, ça s’encombre vite sous/sur le bureau ! A l’époque du bluetooth, un tel système aurait pu faire disparaître un des câble. Idem pour l’alimentation, pourquoi ne pas l’intégrer dans le boîtier vidéo, quitte à ce que celui-ci soit plus important ?
  • Résolution d’écran un peu petite dans certains cas. Même si ce point n’est pas critique, cela peut poser problème. Mais attention, un 12″ wide avec cette résolution est déjà un régal !
  • Lumière de mise sous tension et de touché du stylet bien trop agressive ! Comme montrées sur l’image en dessous, les petites lumières bleues sont trop lumineuses, et attirent trop l’œil à l’usage. Solution, un scotch opaque dessus… mais avouez que cela casse le design !
La petite lumière qui brille un peu trop fort…

  • Le pied, bien que très pratique, n’est pas évident à déverrouiller quand on a le stylet dans une main. Le petit verrou et un peu dur et devrait libérer le pied légèrement (un petit système de ressort pour le faire sortir légèrement arrangerait les choses !)
  • La conversion euro dollars. Je trouve le chiffre de 990 bien positionné, mais en rajoutant les taxes et tout, la différence de prix est vraiment marquée. Comme c’est la mode en ce moment (Adobe en tête), l’Europe paye le prix fort.
    Note : Wacom est une société japonaise.
  • Rien d’autre à critiquer !

Conclusion
Cette nouvelle Cintiq était très attendue et Wacom a impressionné tous les gens qui ont eu la chance d’y toucher. Il est clair que certaines petites choses sont perfectibles, mais dans l’ensemble, ces petits points sont mineurs comparé à ce qu’apporte le produit aux gens qui font du graphisme toute la journée. Bien sûr, cette Cintiq est petite, mais pour les itinérants, les personnes qui travaillent sur deux lieux différents (bureau et à la maison), le format est parfait et on n’hésites plus à la prendre avec soi. Au passage, un petit manque : une sacoche de transport qu’il faudra compenser par l’achat d’une sacoche à ordinateur portable (format 17″).
Un conseil, si votre budget ne le permet pas, n’essayez surtout pas cette Cintiq 12″ ou sinon, votre compte bancaire sera encore moins votre amie ! L’essayer, c’est l’adopter dans tous les cas !
Note : A la relecture de cet article, j’ai l’impression d’en faire de trop, mais cette Cintiq m’a littéralement envoûté !

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter le site de Wacom et sa section technique pour les caractéristiques avancées. Le prix constaté est d’un peu plus de 900 euros TTC et elle est disponible chez l’ensemble des revendeurs Wacom.

Et pour terminer, un remerciement particulier à Thomas K. de Wacom pour m’avoir laissé avoir cette tablette entre les mains, et surtout pour avoir eu pendant 6 mois une Cintiq 21″ au travail !

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  1. 19/02/2010 à 12:59 | #1

    Ton article fait vraiment envi d’un tel matos :p

    Surtout que j’ai testé une 21″ sur le stand Wacom à Annecy durant le festival (pas suffisemment longtemps pour que l’addiction prenne de façon permante surtout au prix de lancement de la bête ^^)

    Mais la 12″ est vraiment très intéressante (surtout poru la mobilité)

  2. 19/02/2010 à 13:22 | #2

    ah, peut être que l’on s’est croisé sur Annecy durant le festival alors :)

    la 21″ vient de baisser de prix et est bien plus abordable. C’est un budget, mais comme je le dis souvent, c’est un investissement pour être plus productif.. et on l’est alors vraiment. Bref, la rentabilité de la Cintiq est vraiment rapide.

  3. 19/02/2010 à 14:18 | #3

    Après vérification, le nouveau prix de la 21 est de 1699.99 euros TTC

  4. 19/02/2010 à 17:50 | #4

    oui elle à bien baissé côté tarif :) Ca pourrait remettre un peu en question le positionnement de la 12″ si on fait le comparatif expéditifs des tailles écrans face au prix.
    ce qui m’interesse dans la 12″ c’est surtout la « mobilité », qui peut être vraiment freinée par les boitiers et les câbles nécessaires au branchement (mais tu en as bien fait la remarque dans ton articles :) ).

    Tout cela mène à la réflexion (entre les deux tailles) en cas de permission budgetaire ^^

  5. 19/02/2010 à 18:16 | #5

    Les deux ne sont pas vraiment comparable d’un certain point de vue. j’apprécie pas mal la mobilité de la 12, mais aussi de pouvoir la mettre sur mes genoux quand je « gribouille » le soir dans le canapé. la 21, elle, apporte le confort d’une table à dessin, on peut s’appuyer dessus, on a plus d’espace.. bref, des avantages et « inconvénients » pour les deux.. mais surtout que des qualités :)

    Pour la 21, je me suis acheté lors de la dernière Apple Expo, un sac a dos pour ordinateur 17″ (j’ai un MacBookPro 15″), dans lequel je peux mettre deux portables.. donc mon ordi + la Cintiq, le câblage, les stylets plus mes documents divers. La 21, ça va être difficile :)

  6. giannini jean pierre
    08/10/2011 à 14:51 | #6

    pour ma part WACOM me deçoit beaucoup cela fait déjà plusieurs années que j’ai acheté la CINTIQ12WX et qui a ce jour me marche toujours pas « pas de synchro » pas possibilite d’étalonnage avec MAC PRO OS X Snow Leopard
    Alors malgre les téléchargements sur de multiples sites RIEN N’A FAIRE ……..Çà passe du voyant bleu a l’orange, ras le bol d’essayer d’envoyer des emails a wacom j’ai vraiment tout essayer bref elle me sert de bibelot encombrant que j’ai hate de brader et de ne plus m’enmmerder avec WACOM
    Ce n’est pas faute d’y avoir cru car je suis un ancien publicitaire- peintre en retraite.
    UN CLIENT TRES DECU
    [Téléphone supprimé]

  7. 09/10/2011 à 15:43 | #7

    Pas de Synchro vidéo ? L’intérupteur n’est pas sur VGA au lieu de DVI au niveau du boitier (où le contraire) ? Sinon, il y a le support téléphonique de Wacom qui semble pas mal marcher.
    Au passage, j’ai l’impression que le message s’adresse à moi comme si j’étais Wacom, ce qui n’est pas le cas :)
    Pour la calibration, je n’ai pas eu de soucis à calibrer la mienne avec une sonde pour mon Mac Book Pro…
    J’efface le numéro de téléphone par sécurité.

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